L’impact positif de l’heure d’été sur la pollution lumineuse

mars 27, 2026 0 Par Nuitchâtel

L’heure d’été : une réduction tangible de la pollution lumineuse nocturne

L’association neuchâteloise pour la protection de l’environnement nocturne, Nuitchâtel, souligne un bénéfice environnemental important et souvent méconnu du passage à l’heure d’été : la diminution mécanique de la durée de l’éclairage public.

En effet, grâce à l’utilisation conjointe de détecteurs crépusculaires pour l’allumage des lampadaires et de leur programmation à heure fixe pour leur extinction, le passage à l’heure d’été retarde l’allumage d’une heure sans modifier l’extinction. Cette synchronisation permet ainsi d’économiser une heure d’éclairage artificiel chaque nuit pendant toute la saison estivale.

Ce gain net n’est pas compensé le matin, car le soleil se lève plus tôt, ce qui entraîne une réduction significative de la consommation énergétique et des nuisances pour la biodiversité nocturne. Ce mécanisme, loin d’être anecdotique, positionne l’heure d’été comme un outil technique efficace dans la lutte contre la pollution lumineuse.

Un impact crucial pour la faune nocturne en été

La réduction d’une heure de pollution lumineuse est particulièrement essentielle durant l’été, période où la faune nocturne est très active. Certaines communes audacieuses profitent même de l’heure d’été pour envisager l’extinction complète de l’éclairage public durant les semaines, voire les mois, autour de l’équinoxe d’été.

Précisions du 31 mars 2026

Si les heures d’allumage en soirée sont incontestablement réduites, précisément d’une heure chaque jour de l’été,  la compensation le matin n’est pas toujours nulle comme écrit dans l’article.  En effet, avec l’heure d’été et le levé du soleil plus tardif, l’éclairage, au printemps et en automne, peut se rallumer durant une certaine période, réduisant d’autant les bénéfices de l’extinction en soirée.

L’horaire d’extinction le matin est généralement piloté par des horloges astronomiques ou des cellules photoélectriques, ces dernières peuvent être plus ou moins sensibles selon les conditions météorologiques ou les réglages.  Nos observations montrent qu’en moyenne l’extinction à lieu 15 minutes avant le levé du soleil, ce qui nous permet avec les tabelles astronomiques d’estimer la durée de l’éclairage chaque jour.

Pour un rallumage à 6h du matin, comme au Val-de-Ruz, les lampadaires se rallument un moment durant 33 jours au printemps, (du 29 mars au 30 avril) et 80 jours en automne (du 6 aout au 24 octobre). Durant 97 jours, ils ne devraient pas se rallumer. Le gain moyen lié à l’heure d’été est de 43 min/jour

L’heure d’été est malheureusement moins profitable dans les communes qui rallument à 5h, par exemple le Locle. Au printemps, les lampadaires se rallument durant 33 jours comme avec l’heure d’hiver, (du 29 mars au 30 avril) et 80 jours en automne (du 6 aout au 24 octobre). Durant 97 jours, ils s’allument partiellement et le gain moyen lié à l’heure d’été n’est que de 6 min/jour

Gain moyen par jour en été
Nb de joursrallumage à 5hrallumage à 6h
dim. 29 mars 2026jeu. 30 avr. 2026330 min30min
ven. 1 mai 2026mer. 5 août 20269734 min60 min
jeu. 6 août 2026sam. 24 oct. 2026800 min30min
Totaux et moyenne2106 min43 min